Déambulation

Environnement quotidien. Bruits de fond où se mêlent la télé, le lave-vaisselle qui vaisselle, les enfants qui jouent et s'exclament. Deux têtes blondes qui surgissent devant mes yeux et disparaissent aussi vite qu'elles sont arrivées. Pensées éparses et diffuses qui flottent et défilent dans ma tête. Images chaudes et froides. Sensations épidermiques, érotiques ou critiques. Je navigue de zones d'ombre en espaces de lumière. Mon esprit adore cette impression de creux et vagues. La houle est vivifiante. Les embruns de la vie à mon coeur accrochés. C'est du Lavilliers interprété, du Thiefaine adapté. Quand les mots des autres, les maux aussi, sont des aiguillons qui attisent les braises d'un feu qui courre en mon âme. Quand la tristesse se mêle à la joie, la douleur au bonheur. Quand la vie est ce qu'elle doit-être, un enchainement totalement illogique de cimes et d'abîmes, où mon être se dépouille de tous ses faux-semblants. Alors je deviens moi et ne suis plus que ça. Alors les mots sont là et je les aime pour ça. Alors les maux sont las et je les aime en ça.

A suivre...

Alain
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